Explosion. Les mains encore pleines d' encre.

La douleur sur le coeur. Le refus de tout bon sentiment. Mais l' explosion de rires, et de souvenirs confus et flous dès à présent qu' il nous a quitté. L' image terrible, la sienne, à ces derniers soupirs. La fenêtre de l' hôpital, triste. Comme lui. Et puis comme nous tous. Nous gardions notre lucidité. Sauf moi, finalement. Qui croyais encore. Jusqu' aux paroles de Papa, celles qui ont suivi le moment où l' on a refermé ensemble pour la dernière fois la porte de cette chambre si froide. Si vide. Vierge de tout souvenir, exclue de toute forme de vie. Les poires posées et accumulées sur la petite tablette, là, juste sur le côté de son lit. L' impuissance, le sentiment d' injustice et la colère. La colère qui montait contre la vie, celle qui est maître de tout car seule, maître de nous. Jamais l' on ne choisit. Ni comment naître, ni comment mourir. Ni quand. Ni comment. Je pose enfin ces quelques lignes parce que j' en trouve alors le courage. Je cherche peut- être à me débarrasser, si seulement je le savais. Le devoir de mémoire. Mon devoir, envers lui. Ce que je lui dois. Tant de choses. Tu me manques pour tant de choses, et tu n' auras jamais su. Je ne t' ai jamais dit que je t' aime, c' est la première et la dernière fois en un seul temps. Toi qui étais si froid et qui ne manquais jamais de nous imposer cette pudeur des sentiments. Pourtant l' on sait combien tu nous aimais. Sans mots mais par tes gestes, tes regards, ton attitude envers nous, forcément. Le châpeau sur la plage arrière, et toi, côté conducteur, à nous attendre sur le parking au revenir de la mer. Cela me manquait, parce que le temps avait passé, et me manque maintenant car la mort t' a rattrappé. La chanson du dromadaire, Hugo et Baudelaire. Demain, dès l' aube à l' heure où.. je te perds pour toujours.

# Posté le dimanche 10 février 2008 10:12

' Reicht jetzt.

Ich weiss nich, welche dumme Tussi kann' s aushalten. Aba. Ich nicht. 'Bin 'nen Mensch.
Sag nix mehr, hör mich doch und lieb mich einfach.

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# Posté le dimanche 10 février 2008 06:54

Es sobre todo una cuestion de sencillez...


La sencillez de estos momentos vividos.





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# Posté le vendredi 08 février 2008 07:47

Modifié le dimanche 10 février 2008 04:38

Laissons parler les papiers.

Une semaine de repos. Je suis arrêtée cinq jours. Pour le moment j' ai: dormi, mangé, dormi. Je travaille aussi quelques heures l' après- midi, quand ma forme me le permet. Sinon toujours au lit, à me demander quand est- ce que mon Prince va venir me réveiller par un baiser. Peut- être suis- je toujours cette petite fille aux cheveux blond vénitien, aux petites taches de rousseur sur le bout du nez, aux yeux noirs et aux longues robes jaunes, oranges et rouges (mes robes "soleil " ). A lo mejor soy esta nina que esta sonriendo todo el tiempo. A lo mejor soy una nina. A lo mejor no he cambiado, ni siquiera he crecido. A lo mejor, digo eso. Et pourtant, parler, écrire, apprendre me font grandir. Aimer me fait pousser, comme une fleur. C' est comme s' il venait m' arroser tous les jours quand il le peut. Il me nourrit, par son amour. Je me nourris de ses sentiments, l' idée me séduit. Je me sens si belle entre ses mains, si forte. Lorsqu' il s' éloigne, s' en va, part, je redeviens fragile comme une fleur qui se fâne et qui regarde vers le sol, soudain. Qui ne peut plus aller de l' avant. Cette nuit c' était étrange, j' apprenais que j' allais être mère, en Russie, sous un soleil radieux. Les désirs de maternité resurgissent. Même si l' on sait, on a vingt ans. A quoi riment ces vingt ans, dites- le moi, je ne le sais pas. Si ce n' est à s' amuser, profiter, jouer. A vingt ans l' envie est là, plus que jamais. Et pourtant l' on désire toujours ce que l' on a pas le droit d' obtenir tout de suite, justement, parce que l' on a 'QUE ' vingt ans. Elle est folle cette idée, je ne l' aime pas beaucoup même, et pourtant... Elle me traverse chaque jour plus. Chaque jour que je m' éloigne de mes dix- neuf ans. Un joyeux non- Anniversaire.



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# Posté le jeudi 07 février 2008 14:35

Gib mir das.

CROIRE EN SOI,
Sinon rien.
CREER EN SI MISMO,
Y tener confianza.
Sino nada.
Finalement c' est peut- être
Par- là
Le chemin de la réussite.
Gib mir den Schlössel wieda.
Mindestens bis zum Juni.



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# Posté le lundi 04 février 2008 10:31

Modifié le jeudi 07 février 2008 14:37